Le Mans 1982

Auteur : FRA le 17 décembre 2008
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19 et 20 juin 1982 : 50èmes 24 Heures du Mans

Ickx, et de 6 !
Les “Groupe C” débarquent.

Le “Groupe C” fait table rase des anciennes catégories.

Les groupes 6, 5 et 4 sont admis pour la dernière fois au départ. Mais l’avenir s’appelle désormais “Groupe C”. Ces voitures ont une carrosserie fermée, un fond plat et leur cylindrée est libre.

Les règlements changent, les favoris restent. Porsche engage trois toutes nouvelles 956. Cette première réalisation de la marque dotée d’un châssis-coque conserve le moteur 2,6 L Turbo.

Son challenger s’appelle une nouvelle fois Rondeau. L’artisan manceau aligne trois M382C, toutes nouvelles elles aussi. Une M482 a déjà été aperçue en compétition, mais on a jugé prématuré de présenter au Mans cette voiture à l’aérodynamique torturée, censée procurer un fort effet de sol. Les M382 s’en remettent au V8 Cosworth DFL de 3,9 L.

Cette année, les Vingt-quatre Heures regagnent le giron du championnat d’endurance, que la petite équipe française dispute dans son intégralité. Elle arrive d’ailleurs au Mans en tête du dit championnat. Mais c’est une lourde charge. Trop lourde ?..

Les autres engagés en Gr.C ne peuvent guère entretenir d’espoir de victoire. Mais la surprise pourrait venir une fois encore des irréductibles Porsche 935, restées ficèles au Gr.5 ou émigrées en catégorie IMSA GTX.

Un nouveau pilote-constructeur manceau marche sur les traces de son glorieux aîné Jean Rondeau : Yves Courage engage sa dernière création, la Cougar C01 à moteur V8 Cosworth 3,3 L.

Mario Andretti traque la triple couronne Le Mans – Indianapolis – Championnat du monde de F1, que seul Graham Hill est parvenu à ceindre. Il est engagé sur une Mirage M12, mais se verra interdire le départ pour non-conformité de sa monture.

Désastre pour Rondeau, course sans histoire pour Porsche.

Le départ est donné sous le signe du “Martini rosé”, et les Cosworth font parler la poudre. La Rondeau n°11 de François Migault – Gordon Spice – Xavier Lapeyre mène la danse trois heures durant. Au terme de la cinquième heure, elle se retrouve prise en sandwich entre les Porsche officielles, deux 956 devant, une 956 derrière.

Puis tout va basculer.

A la neuvième heure, la Rondeau n°24 de Henri Pescarolo – Jean-Pierre Jaussaud renonce sur casse moteur. A la douzième heure, le même mal aura terrassé la n°11 et la n°12 de Jean Rondeau – Jean Ragnotti, rejoints par Henri Pescarolo. Défaillance en série des Cosworth, et cruel camouflet pour Rondeau, dont les voitures étaient déjà irrémédiablement distancées.

Au final, triomphe pour Porsche dont les 956 réalisent le triplé parfait, jusqu’au numéro des voitures. Jacky Ickx – Derek Bell s’imposent sur la n°1, devant Jochen Mass – Vern Schuppan sur la n°2, et Hurley Haywood – Al Holbert – Jurgen Barth sur la n°3. Deux 935 complètent le quinté de tête, intégralement allemand.

La sixième place revient à une Ferrari 512 BB LM. La marque italienne apprend à se consoler dans les classements intermédiaires …

Texte et photos Alain Jourdainne

Bibliographie :

24 Heures du Mans 1923-1992, C.Moity / J.M. Teissèdre / A.Bienvenu, Ed. Barthélémy
Les 24 Heures du Mans 1982, C.Moity / J.M. Teissèdre, Ed. Publi-Inter

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