19 et 20 juin 1993 : 61èmes 24 Heures du Mans
Peugeot confirme face à Toyota, cette fois avec la manière.
La réglementation évolue, les concurrents reviennent.
Suite au fiasco de 1992 (en terme d’effectifs au départ) les organisateurs se sont aussitôt retirés du championnat, afin de mettre au point un règlement qui réponde à leurs besoins. Ce qui était d’ailleurs prémonitoire, le dit championnat cessant d’exister à la fin de l’année.
On dénombre désormais quatre catégories. La “Catégorie 1” est la même qu’en 1992. La “Catégorie 2” est ouverte aux anciennes Groupe C et IMSA GTP. La “Catégorie 3” accepte les barquettes prototype, et la “Catégorie 4” est réservée aux GT homologuées pour la route.
Et la recette fonctionne : 49 candidats sont inscrits.
En “Catégorie 1”, on retrouve les “gros bras” de l’an dernier : Peugeot et Toyota. Trois 905 contre trois TS 010, mises au goût du jour.
Et qui donc retrouve-t-on en “Catégorie 2” ? Porsche, bien sûr. On dénombre sept 962 notablement modifiées, plus trois Courage à moteur Porsche. Deux Toyota 92-CV sont également présentes, mais sauf improbable hécatombe dans la catégorie reine, ces voitures en seront réduites à s’expliquer entre elles.
Lutte fratricide en tête de la course. Toyota ne tient pas la distance.
Les essais ne désignent pas de réel favori. Philippe Alliot signe la pole-position en 3′24″94 sur la 905 n°2, Eddie Irvine le suit sur la Toyota n°36 en 3′26″14. Les trois premières lignes comportent chacune une Peugeot et une Toyota.
Durant les premières heures de course, la lutte est indécise, Peugeot et Toyota se relayant au commandement.
Peu après 18 heures, la Toyota n°37 de Pierre-Henri Raphanel – Kenny Acheson – Andy Wallace est la première à lâcher prise sur pépin mécanique. On ne la retrouvera jamais aux avant-postes.
A 19 heures 5, c’est au tour de la Peugeot n°2 de Philippe Alliot – Mauro Baldi – Jean-Pierre Jabouille de connaître son lot d’ennuis. Reléguée loin au classement, la voilà condamnée à une interminable remontée.
Puis petit à petit, le sort semble basculer en faveur des françaises. A la mi-course, on trouve deux 905 en tête, devant la seule Toyota TS 010 encore vaillante – quoique le doute s’instaure sur sa capacité à contester la suprématie des françaises. Par contre, les deux Toyota turbo pointent respectivement quatrième et sixième.
A 3 heures 20, la 905 de tête, la n°1 de Yannick Dalmas – Thierry Boutsen – Teo Fabi perd beaucoup de temps à son stand et abandonne le commandement à la n°3 de Geoff Brabham – Christophe Bouchut – Eric Hélary. Le mano a mano entre ces deux voitures se prolongera jusqu’à 8 heures, la n°3 prenant alors définitivement l’avantage.
Au final, Peugeot s’octroie un triplé, la n°3 devançant la n°1 et la n°2. Derrière ces trois voitures, on trouve trois Toyota. La TS 010 n°36 de Eddie Irvine – Masanori Sekiya – Toshio Suzuki, suivie des deux vénérables 92 CV turbo, qui permettent à la marque de réaliser elle aussi son triplé pour l’honneur. Mais la déception est grande dans les rangs japonais, qui n’ont pas su durablement inquiéter les 905.
Texte : Alain Jourdainne
Photos: François-René Alexandre et Alain Jourdainne
Bibliographie :
Les 24 Heures du Mans 1993, C.Moity / J.M. Teissèdre, Ed. ACLA
3 commentaires pour "Le Mans 1993"
tres bon site felicitation vous pouvez visitez mon site val24lms.com egalement sur les 24 heures du Mans .
Merci pour le commentaire. Je viens de visiter votre site, belles series de photos et de mises en page, en particulier la galerie nuit 2008.
— C’est une délectation,un ravissement que de parcourir les différentes années photographiques LE MANS de ce site -
Ce n’est que du bonheur pour les collectionneurs qui peuvent-y trouver une foule de renseignements pour la déco de leurs modèles
C’est super,je reste admiratif devant une telle concentration de travail -
Félicitation pour tout ce que vous avez réalisé -
A vous !
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