14 et 15 juin 1997 : 65èmes 24 Heures du Mans
Joëst, une nouvelle passe de deux.
On prend les mêmes …
Le ralentisseur Dunlop a été modifié durant l’hiver, à nouveau pour améliorer la sécurité des motards qui disputent des compétitions sur le circuit Bugatti. Le développement de la piste passe à 13,605 km.
Confiant dans les performances de son spyder victorieux l’an passé, Reinhold Joëst n’en a ramené qu’un exemplaire. Il devra affronter comme l’an dernier deux Kremer K8, deux Ferrari 333 SP et quatre Courage. En plus de trois C36, Yves Courage présente une C41 sous l’appellation Courage-Vaillante, en hommage au célèbre personnage de bande dessinée.
Les Porsche 911 GT1 ont plu, et beaucoup, en plus des deux représentantes de l’usine on en trouve six engagées par des écuries clientes.
Les McLaren F1-GTR sont elles aussi au nombre de six. Dotées d’une carrosserie affinée et allongée, elles sont également allégées. Seule l’écurie officielle Schnitzer renonce à cet avantage et choisit de rester au-dessus des 950 kg, pour bénéficier de brides plus généreuses et donc d’un surcroît de puissance.
Enfin, Nissan revient tout à fait officiellement avec trois R390 GT1 dotées d’un V8 biturbo de 3,5 L, évolution profonde d’un bloc déjà vu dans la Sarthe en … 1990.
Série noire pour l’usine Porsche.
Comme l’an dernier, la pole-position revient à Joëst. Sur la n°7, Michele Alboreto signe 3′41″581. On trouve six voitures différentes aux six premières places : Derrière la Joëst suivent une Porsche 911 GT1, une Ferrari 333 SP, une Nissan, une Courage et une McLaren.
Au départ, la Joëst prend le commandement, mais les choses s’annoncent nettement moins faciles que l’an dernier. Les 911 GT1 officielles réagissent sans tarder, et dès la troisième heure de course la n°25 de Hans-Joachim Stuck – Thierry Boutsen – Bob Wollek mène devant la n°26 de Yannick Dalmas – Emmanuel Collard – Ralf Kelleners. Toutefois, la Joëst les suit de très près, et les six premiers sont regroupés dans le même tour.
Après un début de cours encourageant, c’est la débandade chez Nissan, dont les R390 accumulent les pépins mécaniques.
A la mi-course, la situation est loin d’être décantée, avec les cinq premiers classés en deux tours. Les deux 911 GT1 officielles précèdent la MacLaren n°41 de Pierre-Henri Raphanel – Jean-Marc Gounon – Anders Olofsson, la Joëst, et la MacLaren n°39 de Ray Bellm – Andrew Gilbert-Scott – Masanori Sekiya. Soit quatre GT1 contre un LMP1.
Mais Bob Wollek doit une fois de plus compter avec ce “chat noir” qui le poursuit au Mans. A 7h48, il commet à Arnage une de ses rares fautes de pilotage, et c’est l’abandon. L’autre 911 GT1 prend le relais en tête de la course, devant la Joëst remontée seconde.
L’ultime coup de théâtre se produit à 13h40, lorsque la voiture de tête voit son moteur prendre feu. La Joëst toujours en embuscade s’empare du commandement pour ne plus le quitter.
Elle l’emporte devant deux MacLaren, la N°41 et la n°43 de Peter Kox – Roberto Ravaglia – Eric Hélary. On trouve au quatrième rang la Courage n°13 de Jérôme Policand – Didier Cottaz – Marc Goossens, toujours aussi … vaillante !
Texte : Alain Jourdainne
Photos: François-René Alexandre et Alain Jourdainne
Bibliographie :
Les 24 Heures du Mans 1997, C.Moity / J.M. Teissèdre, Ed. IHM
3 commentaires pour "Le Mans 1997"
Encore un excellent résumé François-René … Et de superbes photos de toutes ces GT1… Merci.
Merci pour cette nouvelle mise à jour,avec plein de photos et un résumé toujours aussi complet sur cette édition 1997…Bonne continuation et longue vie à ce site de passionnés
belle époque me semble-t-il, dommage que je ne l’ai pas connue
A vous !
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