Le Mans Classic 2010: Les anciennes et les modernes 2/2
Sommaire de l’article
-1950 : Cadillac, le luxe à l’américaine
-1949 à 1964 : René Bonnet, allez France !
-Une fois, pas plus !
-Vues, mais pas prises !
1950 : Cadillac, la belle américaine
En 1950, le californien Briggs Cunningham vient pour la première fois au Mans. Avec un nationalisme de bon aloi, il fait confiance aux productions U.S. et inscrit deux Cadillac équipées du même V8 de 5,4 L. L’une est un modèle quasiment de série, un Sedan “De ville”. L’autre est un engin bizarre, doté d’une carrosserie taillée à la serpe, voire même avec un outil encore plus agressif.
Ce “monstre”, après bien des ennuis, se classe au 11ème rang final, précédé de 8 petits kilomètres par sa soeur de série. Guère fluette, la belle américaine n’avait pourtant pas une morphologie propice aux acrobaties sur circuit… Il faut prendre garde aux préjugés.
Briggs Cunningham reviendra, mais désormais avec des voitures portant son nom. Au volant de l’une d’entre elles, il se classera 4ème en 1952.
Passé 1955, il abandonnera ses activités de constructeur, mais reviendra dans la Sarthe en tant que concurrent et pilote. Sur ses dix participations entre 1950 et 1963, il se classera une nouvelle fois 4ème en 1962, au volant d’une Jaguar E portant ses couleurs typiquement américaines, blanc à bandes bleues.
Cadillac type 61 Sedan “De ville”
1949 à 1964 : Bonnet, en bleu de France
Lorsque les 24 Heures du Mans renaissent en 1949, après la longue interruption due à la guerre, des marques plus ou moins importantes s’intéressent aux classements annexes, les fameux “indices”. C’est souvent la seule opportunité d’accrocher une victoire lorsqu’on ne dispose que d’un petit moteur - à cette époque, on en voyait même des tout petits sur la piste mancelle.
Lorsqu’on évoque cette “petite classe”, les noms de deux français viennent immédiatement à l’esprit : René Bonnet et Charles Deutsch. Ils s’associèrent pour créer la marque “DB”, une dénomination construite sur leurs initiales.
Leurs créations étaient bleu de France, en ces temps où la publicité était encore bien loin de coloniser le sport automobile - entre autres. Elles étaient le plus souvent propulsées par le bicylindre Panhard, dont la sonorité si typique claque encore dans mes oreilles. Et elles boxaient dans leur catégorie, pas question pour elles de victoire au classement général.
Contrairement à son partenaire, qui s’en tenait à la technique, René Bonnet n’hésitait pas à prendre le volant de ses voitures de course. Il a participé sept fois aux 24 Heures entre 1949 et 1955, recevant quatre fois le drapeau à damiers, avec une victoire à la “Coupe biennale” en 1954.
L’association Deutsch - Bonnet dura jusqu’en 1961, après quoi chacun s’engagea dans sa propre direction. Charles Deutsch poursuivit dans la voie d’une aérodynamique souvent radicale, sous la marque “CD”, sans rencontrer le succès au Mans. Quant à René Bonnet, on vit encore son nom sur des petits prototypes jusqu’en 1964. Après rachat de la marque, son “Djet” devint la première Matra commercialisée. Mais c’était devenu une tout autre histoire.
Entre 1949 et 1965, 65 voitures portèrent les marques “DB” ou “René Bonnet”.
Voici leurs meilleurs résultats :

Et maintenant, place aux images.
Le Mans Classic 2010 : Elles ne sont venues qu’une fois
Elles ne sont venues qu’une fois, et je les ai vues en 2010 !
Certaines marques ne sont venues qu’une fois en tout et pour tout aux 24 Heures.
J’ai eu la chance d’en repérer quelques-unes à Le Mans Classic !
Voici leurs résultats en course :

Et maintenant, place aux images.
Le Mans Classic 2010 : Je les ai reconnues !
Je les ai reconnues en 2010, mais je ne les avais pas photographiées à l’époque !
Ce sont des voitures que j’ai reconnues, parce que je les avais déjà admirées lorsqu’elles ont participé aux 24 Heures.
Mais pour tout un tas de raisons, excellentes sans doute, je ne les ai pas photographiées alors.
Ne dit-on pas qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire ? Voici cette lacune maintenant réparée.
Voici leurs résultats en course :
Texte et photos: Alain Jourdainne - www.endurance-photos.org
1 commentaire pour "LMC 2010: Les anciennes et les modernes 2/2"
Pourquoi a l’époque je ne les avais pas photographié ?
hihi je pense que c’est le prix et le nombre des pellicules
disponibles pour l’évenement
aujourd’hui on photographie un max et on jette un max car c’est “gratos” on oublie toujours comment c’était avant !
sans ordi, sans numérique, sans portable on a l’impression qu’on les a toujours eu !
COMME TOUJOURS JOLI PHOTO BIZARRE LA COSTIN
c’est un vrai progrès quand même
A vous !
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